Sous-titre : Note sur la croûte
Publié en 1995, lu en 2019, je range ma bibliothèque. à noter : ne pas confondre avec l'ouvrage éponyme d'Hervé Di Rosa paru aux Presses du réel en 2011.
C'est une charge, un pamphlet, que dis-je un réquisitoire, une sorte de haine qui n'aurait comme raison d'être que de faire acte de littérature (Libération). Effectivement bien écrit. Une lecture qui m'a faire râler presque à toutes les pages. J'y reviendrai :
18, 20, 27, 29, 28, 40, 52, 62, 73, 76, 77, 93, 95, 103, 126, 127, 132, 133, 135, 136
Définition de l'art modeste en quatre pages et en creux, premier chapitre sur ce que n'est pas l'art modeste.
Un auto-portrait ? Il faut -- mais à l'occasion seulement -- que je lise d'autres de ses livres.
Quatrième de couverture
« Existe une forme pauvre, une forme qui succombe à tout commentaire, une
forme qui est une déconfiture totale de son projet, une faillite
bouleversante de la peinture, une déchéance de la matière, un ratage
complet de la trace, une forme qui peine à être une forme. On l'appelle
ici l'Art modeste. »
Cinquante petits chapitres alternativement
décrivent et commentent des croûtes, des peintures piteuses, jamais
vues, jamais regardées, jamais nommées, jamais reproduites, jamais
exposées sinon chez ceux qui les ont peintes, et encore pas trop
longtemps, ou bien accrochées haut dans le couloir pour ne pas gêner les
yeux qui s'y poseraient.
Mais voici qu'un regard sans complaisance
ni apitoiement les transforme, leur donnant ce surcroît troublant de
réalité que seuls, parfois, les mots d'un écrivain savent tirer du
visible le plus modeste.
Critiques
Libération (un acte de littérature, vraiment ?)