Affichage des articles dont le libellé est Jérôme Garcin. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jérôme Garcin. Afficher tous les articles

20 décembre 2019

Le dernier hiver du Cid

Un chagrin partagé au fil d'un texte pudique et intime qui devrait être, pour les admirateurs de Gérard Philippe, insupportable, pour les autres glaçant comme l'est le voisinage de la mort quand elle abat les promesses de vie en plein vol. La langue est parfaite, élégante ; il est même possible d'apprendre quelques mots nouveaux (j'aurais dû noter). Un récit probablement important à écrire pour Jérôme Garcin, émouvant pour les admirateurs de Gérard Philippe (dont j'aime le souvenir), mais le lecteur ordinaire éprouvera une gène à entrer ainsi dans l'intimité de l'acteur et des siens sans pouvoir transcender le récit -- disons, contraint à être spectateur, voyeur en quelque sorte.
"[...] rassembler en un seul personnage les trois grandes actions humaines, 'l'intériorité, la verbale et la corporelle' [...]" (p.194)
Quatrième de couverture
Il y a soixante ans, le 25 novembre 1959, disparaissait Gérard Philipe. Il avait trente-six ans. Juste avant sa mort, ignorant la gravité de son mal, il annotait encore des tragédies grecques, rêvait d’incarner Hamlet et se préparait à devenir, au cinéma, l’Edmond Dantès du Comte de Monte-Cristo. C’est qu’il croyait avoir la vie devant lui. Du dernier été à Ramatuelle au dernier hiver parisien, semaine après semaine, jour après jour, l’acteur le plus accompli de sa génération se préparait, en vérité, à son plus grand rôle, celui d’un éternel jeune homme. 
Critiques
Le Monde (récit, voilà...) ;


26 avril 2018

Le syndrome Garcin

Ce récit est un livre de souvenir, trop personnel me semble-t-il pour permettre un écho intime chez le lecteur. Pour autant, on retire quelque chose sur une certaine société, sur la médecine début de siècle -- quelques beaux témoignages, sur les grands hommes qui sont assurément des hommes de passion.
Quoi qu'il en soit, une belle écriture, un récit fluide, des mots nouveaux. L'apophtegme me manque pour conclure.

Quatrième de couverture
«Je suis un radiologue fantaisiste, un échographe controuvé, un voyageur sans bagage qui toque à la porte des hôpitaux d’autrefois et des bureaux poussiéreux, au fond desquels mes aïeux sourcilleux s’étonnent que je veuille mieux les connaître et me parlent dans un français de laborantin, un sabir organique, un babélisme médicamenteux que je ne saisis pas toujours. Mais si je ne témoigne pas de cette tribu clinique, dont seuls d’obscurs traités et des manuels déshumanisés gardent la trace, qui d’autre le fera?»

L’enfance de Jérôme Garcin a été marquée par deux grands-pères éminents, le neurologue Raymond Garcin et le pédopsychiatre Clément Launay, qui avaient en commun d’être des humanistes, toujours à l’écoute du patient. Ils étaient issus de longues dynasties médicales. Après eux, cette chaîne s’est interrompue. Pourquoi? C’est à cette question que tente de répondre ce livre, croisant l’histoire intime d’une famille et les mutations récentes d’une discipline. 
Critiques
 L'express (c'est assez juste), JDD (Pivot, un livre de souvenir)