6 août 2010

Marée basse

Date de lecture fictive, mais l'année est la bonne

Sous titre : méditation sur le rivage, sur ce qu'on y trouve, et sur le temps sans emploi.

J'apprends que les grecs n'avaient pas de mots pour "paysage", l'invention remonte au 15ème siècle. C'est curieusement assez tard. Pourtant, les grecs et d'autres avant eux avaient surement cette émotion devant... le mot me manque.

Quatrième de couverture

Bribes de mémoire. Fragments de passé. Images de voyages déchirées en petits morceaux. Mais aussi regrets amers, boules de vieille angoisse hérissées de piquants, chevelures trempées de tristesse. Voilà ce qu’on glane, en soi, autour de soi, quand l’écriture est à marée basse.

Alors, on finit par désirer le retour des grandes marées. Rêver de la mer qui non seulement submerge tout, mais se précipite avec violence sur ces choses à moitié mortes qui, hors de l’eau, seraient vouées à la pourriture nostalgique.

Critiques

Google a oublié...

17 mai 2010

Le lieu d'herbes

"Le 'lieu d'herbes' est la préservation , à l'époque du conceptuel , du regard  auquel celui-ci a mis fin dans la pratique du monde. Il est donc une part de la mémoire de cette présence qui est la cause en nous de la sensibilité poétique, du projet de la poésie" 
 
Quatrième de couverture
Dans un livre ancien, L’Arrière-Pays, Yves Bonnefoy avait évoqué un fantasme, de nature métaphysique, qu’il croit présent dans beaucoup d’imaginations : existerait aux confins de notre monde un pays qui n’en différerait pas par ses aspects simplement terrestres, « là-bas » les mêmes qu’« ici », mais par la façon dont ses habitants seraient établis dans cette réalité : bénéficiant, par essence ou par accident, d’une aptitude à comprendre, à ressentir, disons à être, supérieure à ce qui nous est accessible, dans nos régions.

   Mais ce fantasme, qu’on peut apprendre à renoncer, n’est pas le seul à occuper dans l’esprit la frange incertaine entre invisible et visible. Et ces deux nouveaux essais sont pour explorer des situations, dans l’espace mental, où à nos pensées ordinaires se mêlent des images, des impressions, qui ne semblent pas avoir place dans leur expérience du monde, aussi bien passée que présente. Où est, par exemple, dans la réalité, ce « lieu d’herbes » ? Que signifie ce « lac au loin » qui hante certaines rêveries ? Pourquoi l’auteur de ces pages a-t-il, au vu de quelques images, le sentiment qu’il fut présent, une fois, dans certains lieux d’Arménie qu’il sait bien qu’il n’a jamais visité ?

   Qu’est-ce qui trouble nos yeux, en ces occasions où ils se portent pourtant sur l’ici et le maintenant fondamental de nos vies ? Qu’est-ce qui, les troublant, peut aussi en aviver le regard ?
Critiques
Nouvelle quinzaine littéraire (aperçu) ; La croix (Yves Bonnefoy, la poésie)