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27 octobre 2019

Delirium, autoportrait

lu en 2014

Un livre brûlant, une mémoire à vif dont je retiens la fidélité à la sincérité. Au fond, la sincérité ou le silence. Cette autobiographie rompt les silence, un peu seulement, probablement. Je retiens de Druillet le formidable Salammbô qui m'a introduit à l'autre celui de Flaubert ; puis Carthage, et Delirius, déjà. La première autobiographie de Druillet est en fait "La Nuit", un requiem, hommage et chagrin au décès de sa femme. Ils avaient la trentaine. La maladie, encore le malheur. Delirium révèle qu'il a tout fait pour se détruire mais quand la vie veut, même quant elle parait ne laisser aucune chance. La vie est un délire.

Quatrième de couverture
Philippe Druillet a attendu soixante-dix ans pour faire face à son histoire et délivrer ses Mémoires hurlantes. Enfant, pour fuir son milieu familial, il s’inventait des mondes futuristes. Il est le génial créateur de la série de BD de science-fiction Lone Sloane.
Delirium raconte cette famille qui le hante, la jeunesse et les amours d’un artiste sous les toits de Paris, les temps héroïques de la BD et de Pilote, sous le patronage fidèle de René Goscinny. Un récit biographique écrit à l’eau-forte, dans lequel on découvre une personnalité exceptionnelle, généreuse et sans concession.
Critiques
L'express ("Le dessin, c'est un combat entre la main et le cerveau")