Je ne sais que penser de ce livre. Il reprend quelque chose qui s'impose à la fin du précédent. Filiation non fortuite puisque ce sont les deux premiers volumes d'une tétralogie annoncée. Un livre ce sont des pages de phrases, les cohortes de mots qui décrivent ou explorent, ici les émotions. Ces leviers de compulsions. L'amour qui s'en va en s'attardant dans le souvenir de ce qu'il fut. Le deuil qui laboure le souvenir. Le désir qui explose toute raison. Dans des décors qui ne me sont pas étrangers mais pas familiers pour autant, dans cette ville dont je connais les matins fatigués et les fins de journées épuisées, j'ai été touché -- une émotion encore -- par ces témoignages de la force de l'émotion dont la sincérité emprunte à l'autobiographie ; quoique... la dernière aventure, le mot est juste, soit probablement un épisode de fiction. Peut-être fantasmé, cela le ramènerait à la source obligée de l'auteur.
Quatrième de couverture
Lorsque Jean Detrez, qui travaille à la Commission européenne, a
commencé à s’intéresser de manière professionnelle à l’avenir, il s’est
rendu compte qu’il y avait une différence abyssale entre l’avenir public
et l’avenir privé. La connaissance, ou l’exploration, de l’avenir
public, relève de la prospective, qui constitue une discipline
scientifique à part entière, alors que la volonté, ou le fantasme, de
connaître son propre avenir relève du spiritisme ou de la voyance. Mais
a–t-on toujours envie de savoir ce que nous réservent les prochains
jours ou les prochaines semaines, a-t-on toujours envie de savoir ce que
nous deviendrons dans un futur plus ou moins éloigné, quand on sait que
ce qui peut nous arriver de plus stupéfiant, le matin, quand on se
lève, c’est d’apprendre qu’on va mourir dans la journée ou qu’on va
vivre une nouvelle aventure amoureuse ou sexuelle dans les heures qui
viennent ? Le sexe et la mort, rien ne peut nous émouvoir davantage,
quand il s’agit de nous-même.
Le moment est donc venu de dire un mot de la vie privée de Jean Detrez.
Critiques
Rien trouvé sinon des débuts d'articles dont le suite est réservée aux abonnés. Le Monde n'en dit rien. Les blogs disent peu.