Jean-Philippe Toussaint
L'histoire tourne autour du projet de réalisation d'un film, The honey dress ; un titre qui reprend une idée décrite dans Nue : le défilé d'un mannequin vêtu d'un essaim d'abeilles. Ce n'est pas un roman mais un récit, pas non plus un récit mais une souvenir possible ; reconstruction d'un vécu en l'augmentant de ce qui permet d'en partager le sens. Un roman donc.
Quatrième de couverture
L'histoire tourne autour du projet de réalisation d'un film, The honey dress ; un titre qui reprend une idée décrite dans Nue : le défilé d'un mannequin vêtu d'un essaim d'abeilles. Ce n'est pas un roman mais un récit, pas non plus un récit mais une souvenir possible ; reconstruction d'un vécu en l'augmentant de ce qui permet d'en partager le sens. Un roman donc.
"[...] j'ai bien conscience qu'il y a d'autres 'présent' dans ce livre, et que, selon que je décrive le tournage de Zahir comme je l'ai fait dans les pages précédentes, ou que j'évoquerai la préparation de The Honey Dress, comme je le ferai dans la seconde partie de ce livre, le présent considéré sera tantôt décembre 2012 (pour Zahir), tantôt novembre 2014 (pour The Honey Dress). A cette première incertitude du présent, à la relativité qui lui est inhérente, s'ajoute que le temps de l'action décrite n'est évidement pas le temps de l'écriture du livre. Il n'y a pas un seul et unique instant de l'écriture, on n'écrit pas un livre d'une seule haleine de la première à la dernière page. Loin de là. J'ai écrit ce livre par sessions successives (mars 2014, juin 2014, septembre 2015, janvier-février 2016, septembre 2016, janvier 2017), et, à chaque fois, à chaque nouvelle session, je relis intégralement le manuscrit en cours, je le corrige et je l'amende, je le reprends, je le transforme, de sorte que, si je souhaite introduire l'idée que j'écris, et que je veux dater précisément cet 'aujourd'hui' dans ce livre, ce sera aussi bien 'aujourd'hui, 12 mars 2014, à Ostende', que 'aujourd'hui, 17 juin 2014, à Barcaggio' (qui, entre parenthèse, est la date d'aujourd'hui, mais cela ne saurait durer [...]" (pp.77-78)
"La fatalité d'un livre terminé est riche de toutes les potentialités écartées, qui l'habitent et le hantent de façon invisible." (p.79) "En somme, la fatalité que l’œuvre porte en elle est irréductible à la somme des hasards qui la composent." (p.80)J'aime bien la première citation, quant aux deux dernières, rien d'exceptionnel, mais c'est écrit. Et cela va mieux en l'écrivant. En le refermant, j'ai trouvé ce texte agréable, assez bien foutu, mais il ne me laisse par grand chose. J'ai le sentiment que l'auteur s'aime bien, et cela s'entend un peu trop.
Quatrième de couverture
Depuis le début des années 2000, j’ai fait de nombreux voyages en Chine, je me suis rendu à Pékin, à Shanghai, à Guangzhou, à Changsha, à Nankin, à Kunming, à Lijiang. Rien n’aurait été possible sans Chen Tong, mon éditeur chinois. La première fois que j’ai rencontré Chen Tong, en 1999, à Bruxelles, je ne savais encore quasiment rien de lui et de ses activités multiples, à la fois éditeur, libraire, artiste, commissaire d’exposition et professeur aux Beaux-Arts. Ce livre est l’évocation de notre amitié et du tournage de mon film The Honey Dress au cœur de la Chine d’aujourd’hui. Mais, même si c’est le réel que je romance, il est indéniable que je romance.Critiques
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