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25 décembre 2021

L'art modeste

 Sous-titre : Note sur la croûte

Publié en 1995, lu en 2019, je range ma bibliothèque. à noter :  ne pas confondre avec l'ouvrage éponyme d'Hervé Di Rosa paru aux Presses du réel en 2011.

C'est une charge, un pamphlet, que dis-je un réquisitoire, une sorte de haine qui n'aurait comme raison d'être que de faire acte de littérature (Libération). Effectivement bien écrit. Une lecture qui m'a faire râler presque à toutes les pages. J'y reviendrai :

18, 20, 27, 29, 28, 40, 52, 62, 73, 76, 77, 93, 95, 103, 126, 127, 132, 133, 135, 136

Définition de l'art modeste en quatre pages et en creux, premier chapitre sur ce que n'est pas l'art modeste. 

Un auto-portrait ? Il faut -- mais à l'occasion seulement -- que je lise d'autres de ses livres.

Quatrième de couverture

 « Existe une forme pauvre, une forme qui succombe à tout commentaire, une forme qui est une déconfiture totale de son projet, une faillite bouleversante de la peinture, une déchéance de la matière, un ratage complet de la trace, une forme qui peine à être une forme. On l'appelle ici l'Art modeste. »
Cinquante petits chapitres alternativement décrivent et commentent des croûtes, des peintures piteuses, jamais vues, jamais regardées, jamais nommées, jamais reproduites, jamais exposées sinon chez ceux qui les ont peintes, et encore pas trop longtemps, ou bien accrochées haut dans le couloir pour ne pas gêner les yeux qui s'y poseraient.
Mais voici qu'un regard sans complaisance ni apitoiement les transforme, leur donnant ce surcroît troublant de réalité que seuls, parfois, les mots d'un écrivain savent tirer du visible le plus modeste.

Critiques

Libération (un acte de littérature, vraiment ?)