Trop proche des Monty Phyton quoi qu'avec quelques coups d’œil sur l'abîme de la pensée, le christ aperçu en surplomb depuis le zinc du bistrot. Amélie écrit comme elle parle et cède trop souvent à la facilité ("potacheries", écrit un critique -- d'accord). Je ne peux cependant m’empêcher de retenir quelques bonnes formules, preuves d'un esprit sain ? Ce texte est bourré de contrepieds, elle écrit comme elle parle et elle parle vite. Ce n'est pas un bon livre, mais il va me coller au cerveau. C'est peut-être le génie de Nothomb.
« Cette crucifixion est une bévue. Le projet de mon père consistait à montrer jusqu’où on pouvait aller par amour. (…) Pourquoi fais-tu cela ? Je te critique. Ai-je dit que je ne t’aimais pas ? Je t’en veux, je suis fâché contre toi. L’amour autorise de tels sentiments. Que sais-tu de l’amour ? C’est bien là le problème. Tu ne connais pas l’amour. L’amour est une histoire, il faut un corps pour la raconter. »
Quatrième de couverture
« Pour éprouver la soif il faut être vivant. »
Critiques
La Croix (c'est la moindre des choses, et ils ont apprécié) ; France Inter (C'est un livre écrit sur courant alternatif : tantôt c'est fort, tantôt c'est faible, tantôt c'est très fort, tantôt c'est très faible -- oui, oui)