30 juillet 2020

Nu avec Picasso

Mal écrit, mal foutu, prétentieux. Je préfère Bilal quand il dessine (ou peint). Quoique... Bug n'est pas terrible non plus... j'aimais bien Christin-et-Bilal.

Quatrième de couverture
Quelle est cette main inconnue et surpuissante qui attrape Enki Bilal au beau milieu de la nuit et le projette sur un lit de camp ?
Quel est ce lieu mystérieux et hanté dans lequel il a atterri ?
Qui sont ces créatures, minotaure, cheval ou humains déformés, que l’artiste rencontre en essayant de trouver son chemin dans ce labyrinthe sombre et inquiétant ?
Critiques
Le Monde (un résumé qui se garde d'en penser quelque chose)


Art

Art ? non, Amitié. Mais Art aussi, ou plutôt Art contemporain (autre version des Précieux ridicules)
La pièce est en ligne sur Vimeo...

Quatrième de couverture
MARC
Comment peux-tu dire, devant moi, que ces couleurs te touchent?…
YVAN
Parce que c’est la vérité.
MARC
La vérité? Ces couleurs te touchent?
YVAN
Oui. Ces couleurs me touchent.
MARC
Ces couleurs te touchent, Yvan?!
SERGE
Ces couleurs le touchent! Il a le droit!
MARC
Non, il n’a pas le droit.
SERGE
Comment, il n’a pas le droit?
 Critique
Le Figaro (un succès planétaire)

Mourir m'enrhume

Premier roman, déjà excellent. Tiens, au hasard : "Vieillir ne finit pas"  ou encore "mourir suppose des compétences. Je m'y mets trop tard" (p.37) ; de quoi alimenter des sujets de bac. J'écris ces notes après le 20 juin, jour funeste de la naissance d'un chagrin sans limite, pourtant... pourtant, je n'en veux pas à ce livre lu avec légèreté les jours d'avant.
"Sur le front du mort, une mouche aiguise son couteau et sa fourchette, je ne veux pas voir ça" (p.81)
 Quatrième de couverture
Monsieur Théo était né pour mourir comme d'autres naissent pour danser ou pêcher la baleine. L'heure a sonné, enfin, après quatre-vingts ans, où il va pouvoir donner sa mesure. Chassé de son domicile, il trouve refuge chez Suzie Plock, veuve de son vieil ami Martial Plock, un imbécile. Là, il reçoit parfois la visite de Lise, petite complice délicate de son agonie, qui confond céleri et salsifis comme tout le monde.
Critiques
Le Monde (délire autour d'une agonie)

4 juillet 2020

Le train d'Erlingen

Il m'a fallu attendre la page 177 pour entrer dans l'ouvrage. C'est à ce point que le roman cède et livre un essai dans une forme de récit qui dit que ce Boualem Sensal veut dire et qu'auparavant il masque par une obscure fiction. Jusque là je devine, je suppute, le renifle le sujet qui me semble finalement assez clair mais cette littérature m'ennuie, inutilement sophistiquée. Le problème qui traverse ou sous-tend le texte est extrêmement préoccupant, comment s'en occuper en évitant la guerre, la souffrance, la soumission à un vainqueur -- l'un ou l'autre des deux, la messe n'est pas dire.

Quatrième de couverture
«Je plaisante, je plaisante, mais la situation est affreusement désespérée. L’affaire était louche dès le début pourtant, l’ennemi n’est pas tombé du ciel, il sortait bien de quelque trou, verdammt, un enfant l’aurait compris. Quand avons-nous cessé d’être intelligents ou simplement attentifs?»
Ute Von Ebert, dernière héritière d’un puissant empire industriel, habite à Erlingen, fief cossu de la haute bourgeoisie allemande. Sa fille Hannah, vingt-six ans, vit à Londres. Dans des lettres au ton très libre et souvent sarcastique, Ute lui raconte la vie dans Erlingen assiégée par un ennemi dont on ignore à peu près tout et qu’elle appelle «les Serviteurs», car ils ont décidé de faire de la soumission à leur dieu la loi unique de l’humanité. La population attend fiévreusement un train qui doit l’évacuer. Mais le train du salut n’arrive pas.
Et si cette histoire était le fruit d’un esprit fantasque et inquiet, qui observe les ravages de la propagation d’une foi sectaire dans les démocraties fatiguées?
Comme dans 2084, Boualem Sansal décrit la mainmise de l’extrémisme religieux sur les zones fragiles de nos sociétés, favorisée par la lâcheté ou l’aveuglement des dirigeants. 
Critiques
Médiapart (une analyse fine), France Inter (ce qu'il faut retenir du train)