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20 septembre 2019

Tehila

Le texte est court, abscons pour qui n'a pas de culture ou de connaissance de la religiosité juive et des textes. Un peu long sur une bonne moitié, puis les choses changent lorsque Tili devient Tehila. Je ne comprends pas mieux mais je perçois quelque chose : l'histoire tragique et misérable de ce mensonge oublié, enseveli par la vie qui resurgit alors que la mort approche. Il faut se nettoyer, s'en débarrasser, ce n'est pas une question de morale ni de religion, juste le besoin de paix avec soi-même. Drame ou tristesse, culpabilité vive ou légère tel n'est pas la question, culpabilité simplement dont il faut se libérer pour être libre, vraiment, avant de finir. En arrière plan la guerre avec l'autre qui n'est autre que soi-même. Persécutés, des juifs peuvent persécuter d'autres juif, les honnir, les bannir.
L'autre moitié du volume est consacré à une étude du texte trop sérieuse et académique, tant qu'elle me parait ne pas éclairer le lecteur, en tout cas pas le lecteur non académique ou orthodoxe.
Ce texte touche à l'universel.
Mais Le Livre aussi, n'est-ce pas, et Tehila renvoie aux psaumes de David.

Quatrième de couverture
«Il y avait une vieille à Jérusalem. Une magnifique vieille comme vous n’en avez pas vue de toute votre vie. Elle était vertueuse et elle était sage, elle était gracieuse, et modeste aussi. Ses yeux n’étaient que bonté et compassion, et les rides de son visage, toutes de bénédiction et de paix.»
Tehila est âgée de 104 ans lorsque le narrateur, lui-même écrivain, fait sa connaissance au cœur de la vieille ville de Jérusalem. Immédiatement ébloui, il nous raconte la bienveillance de cette femme, son extrême générosité ainsi que son passé tragique. Un jour, alors que Tehila lui demande de rédiger une lettre à l’attention d’un certain Shraga, elle lui conte son enfance en Europe et ses fiançailles rompues par son père. Elle décrit les années de malédiction qui s’ensuivirent et qui menèrent ses deux fils à la mort avant de faire sombrer sa fille dans la folie. Depuis, Tehila consacre sa vie à l’étude des psaumes et aux autres, mais elle ne peut se résigner à s’éteindre avant d’avoir adressé quelques mots d’excuse à celui qui aurait dû être son mari, Shraga.
Ce court roman est l’un des textes les plus émouvants de S. J. Agnon, un texte fondateur aux innombrables perspectives. Tehila est un livre sur les différents courants du judaïsme autant qu’un poème dédié à Jérusalem, c’est un texte sur le malheur et un récit sur la sagesse à la fois. Tehila est enfin un merveilleux hymne à la beauté des femmes qui, par-delà-même la mort, rayonne dans l’œuvre du grand écrivain israélien. 
Critiques
pas d'archives, des thèses peut-être, y revenir ?