Cela arrive parfois, une confidence fleuve que l'on ne parvient pas à endiguer, à interrompre. Une longue confidence qui vous lasse, mais on ne peut se dégager parce que l'on comprend que c'est grave et que ce qui importe est moins ce qui est dit que la possibilité donnée de le dire. Et puis, parfois c'est bien dit, avec sincérité et confiance, avec une belle façon de dire aussi. Alors on patiente, puis quand à faire, on écoute. On écoute puis on entend. On entend et on comprend l'exigence impérieuse de se confier, et l'on s'attache au texte jusqu'à cet instant de solitude. La confidence s'interrompt, ce n'est pas véritablement une fin, mais on reste dessus. Sur sa faim. Cela valait la peine d'être lu. Traversée de la tristesse après l'amour.
Quatrième de couverture
Quatrième de couverture
Ça raconte Sarah, sa beauté mystérieuse, son nez cassant de doux rapace, ses yeux comme des cailloux, verts, mais non, pas verts, ses yeux d’une couleur insolite, ses yeux de serpent aux paupières tombantes. Ça raconte Sarah la fougue, Sarah la passion, Sarah le soufre, ça raconte le moment précis où l’allumette craque, le moment précis où le bout de bois devient feu, où l’étincelle illumine la nuit, où du néant jaillit la brûlure. Ce moment précis et minuscule, un basculement d’une seconde à peine. Ça raconte Sarah, de symbole : S.Critiques
Télérama (histoire d'un amour fou) ; Libération (tornade et non lieu)