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27 février 2022

Royan - La professeure de français

Un texte difficile à lire, la mise en page, l'absence de ponctuation de respiration. Il faut l'imaginer jouer. Un texte de désespoir, de culpabilité, d'étrangeté, de lâcheté -- peut-être -- de notre société -- sûrement. A voir, plutôt qu'à lire. Mais viendra-t-il jusqu'ici.

Quatrième de couverture

Gabrielle est professeure de français à Royan. Elle s’adresse aux parents de Daniella. Dans son monologue vindicatif plane le sentiment d’une faute inexpiable dont la narratrice se sent à la fois accablée et innocente. Comme toujours chez Marie NDiaye, une violence métaphysique se dégage des êtres et des situations, venue de si loin qu’il est impossible d’en déterminer la cause. Elle s’élève contre une injustice originelle indissociable, semble-t-il, de la condition humaine.  

Critiques

Les échos (c'est de la pièce jouée qu'il faut parler) ; Télérama (tragique)

7 août 2021

La vengeance m'appartient

Un roman, plus accessible que les précédents. Des personnages et une histoire à hauteur de sentiments qu'ils soient d'horreur ou de tristesse ou de solitude. Il importe peu qu'il  y ait des clés -- des critiques s'en occupent -- ou un sujet -- d'autre le cherche et le manque. C'est une histoire dont chacun tirera quelque chose, même les bordelais. C'est une histoire impossible et proche, on peut en parler. Parlons-en...

Quatrième de couverture

 Me Susane, quarante-deux ans, avocate récemment installée à Bordeaux, reçoit la visite de Gilles Principaux. Elle croit reconnaître en cet homme celui qu’elle a rencontré quand elle avait dix ans, et lui quatorze — mais elle a tout oublié de ce qui s’est réellement passé ce jour-là dans la chambre du jeune garçon. Seule demeure l’évidence éblouissante d’une passion.
Or Gilles Principaux vient voir Me Susane pour qu’elle prenne la défense de sa femme Marlyne, qui a commis un crime atroce… Qui est, en vérité, Gilles Principaux ?

Critiques 

France Inter (beaucoup d'hésitations)

14 septembre 2019

Un pas de chat sauvage

Pas d'avertissement sur la couverture ni sur la première, alors je n'ai pas su ce que je lisais : un témoignage, une récit autobiographique, une idée nourrie d'un évènement dont Marie NDiaye aurait imaginé le développement. Je n'ai pas compris non plus l'intérêt, hors le témoignage de ce que fut le regard du XIX° sur les noirs, sur les femmes noires en particulier. Ou peut-être ce récit dit que ce regard, au fond, n'a pas changé ou plutôt que sa possibilité est latente. Je crois en effet  que nous ne sommes pas parvenus à éradiquer le risque de réaction compulsive face à la différence qu'elle soit physique, intellectuelle ou culturelle ; une réaction violente de rejet.

Quatrième de couverture
Maria «l'Antillaise » pose, le regard lointain, pour le photographe Nadar dans les années 1860. Maria Martinez, «la Malibran noire », artiste originaire de La Havane, connaît le succès sur la scène parisienne dans les années 1850 avec le soutien inconditionnel de Théophile Gautier. Malgré les nombreux points communs qui les rapprochent, on ne peut affirmer qu'il s'agit d'une seule et même «Maria ». La narratrice en est néanmoins persuadée.
Critiques
Le point (c'est une nouvelle)