Une récit au plus près de la biographie, une écriture qui suit un fil complexe (difficile de le lire "au lit"), une famille d'un autre monde que l'on découvre et suit dans son voyage dans l'espace de Morne-Galant en Guadeloupe à Paris en passant par Pointe-à-Pitre, et dans le temps que jalonnent les générations. Un personnage centrale : Antoine prénom pour égarer les esprits de celle dont le nom de baptême est Apollone. J'ai eu le sentiment de nouer une relation affectueuse avec Antoine, personnalité ouverte, rebelle, magique et d'un pragmatisme à toute épreuve -- par exemple lorsqu'elle établit son commerce improbable dans le quartier du Sacré Cœur.
Quatrième de couverture
Quatrième de couverture
Dans la famille Ezechiel, c’est Antoine qui mène le jeu. Avec son «nom de savane», choisi pour embrouiller les mauvais esprits, ses croyances baroques et son sens de l’indépendance, elle est la plus indomptable de la fratrie. Ni Lucinde ni Petit-Frère ne sont jamais parvenus à lui tenir tête. Mais sa mémoire est comme une mine d’or. En jaillissent mille souvenirs-pépites que la nièce, une jeune femme née en banlieue parisienne et tiraillée par son identité métisse, recueille avidement. Au fil des conversations, Antoine fait revivre pour elle l’histoire familiale qui épouse celle de la Guadeloupe depuis la fin des années 40: l’enfance au fin fond de la campagne, les splendeurs et les taudis de Pointe-à-Pitre, le commerce en mer des Caraïbes, l’inéluctable exil vers la métropole…
Intensément romanesque, porté par une langue vive où affleure une pointe de créole, Là où les chiens aboient par la queue embrasse le destin de toute une génération d’Antillais pris entre deux mondes.Critiques
L'usine nouvelle (très juste, fond et style) ;