Une lecture légère comme la neige, présence silencieuse et impérieuse ; mélancolie d'une femme--ce pourrait être un homme--dont le fils en colère s'est éloigné, dont la mère mutique est disparue. Les souvenirs ressurgissent. Elle écrit au fils en cherchant la mère, aucune interrogation ne trouve de réponse. Le roman (vraiment ?) est une longue lettre triste. Si l'on a un secret, bien souvent c'est celui d'une question ouverte ; cette ouverture crée un vide que recouvre le tissu des liens avec les parents, les enfants, les amis. Un jour, ils disparaissent ou s'éloignent. Alors surgit la solitude au-dessus de ce vide que rien, aucun souvenir, ne peut combler. Tout au plus peut-on le recouvrir d'un autre tissu, un tissu très fragile, l'espérance.
Quatrième de couverture
Quatrième de couverture
Ce périple je ne l'ai raconté à personne. Ni l'histoire de ma mère d'ailleurs. Pas même à ton père. C'est la première fois.Critiques
Le littéraire (une femme de cœur)