Une lecture à laquelle je me suis attaché sans y prendre garde. L'histoire avance sans intensité mais avec sensibilité, le souffle -- l'écriture -- est retenu et tenu à niveau constant pendant toute la traversée, même celle des turbulences du désir. Ostinato du désir. Fred est belle et douce comme un fantasme. Un livre serein sur une passion dévastatrice. Sans intensité, mais pas sans force. La force tranquille d'une auteure qui fait son travail avec détermination, comme Fred. Une écriture efficace qui a un effet analgésique sur le lecteur que je suis.
« - Mais Noé, on n'écrit pas avec des choses à raconter…
- Avec quoi alors ?
Anaïs marque une pause.
Avec la langue, répond-elle enfin. »(p. 157)
Quatrième de couverture
Quelque part en France, une campagne modeste, un peu défigurée. Au fond
d’une vallée, à quelques kilomètres d’un village, des hangars recouverts
de tôles mangées par la rouille, une ferme où tout serait à
reconstruire. Autour, des champs d’orties.
Nora et Simon vivent là
avec leurs deux enfants. Ce n’est au départ ni un choix ni un rêve. Ils
gagnent leur vie avec une plante que tout le monde arrache. L’ambiance
est gaie, plutôt. On se serre les coudes. On est loin du bon vieux
temps, loin des exploitations à grande échelle, loin de l’agriculture
bio et raisonnée. C’est la débrouille.
Et puis, un jour, arrive une
jeune fille avec son sac à dos. Frederica. Fred fait du woofing. Contre
le gîte et le couvert, elle offre ses bras.
Le Palais des Orties est un roman d’amour et de métamorphoses, le récit d’une passion brûlante.
Critiques
Peu de critiques de la Presse en libre accès, Bibliobs (service minimum)
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