3 novembre 2020

Le palais des orties

Une lecture à laquelle je me suis attaché sans y prendre garde. L'histoire avance sans intensité mais avec sensibilité, le souffle -- l'écriture -- est retenu et tenu à niveau constant pendant toute la traversée, même celle des turbulences du désir. Ostinato du désir. Fred est belle  et douce comme un fantasme. Un livre serein sur une passion dévastatrice. Sans intensité, mais pas sans force. La force tranquille d'une auteure qui fait son travail avec détermination, comme Fred. Une écriture efficace qui a un effet analgésique sur le lecteur que je suis. 

« - Mais Noé, on n'écrit pas avec des choses à raconter…
- Avec quoi alors ?
Anaïs marque une pause.
Avec la langue, répond-elle enfin. »
(p. 157)

Quatrième de couverture

 Quelque part en France, une campagne modeste, un peu défigurée. Au fond d’une vallée, à quelques kilomètres d’un village, des hangars recouverts de tôles mangées par la rouille, une ferme où tout serait à reconstruire. Autour, des champs d’orties.
Nora et Simon vivent là avec leurs deux enfants. Ce n’est au départ ni un choix ni un rêve. Ils gagnent leur vie avec une plante que tout le monde arrache. L’ambiance est gaie, plutôt. On se serre les coudes. On est loin du bon vieux temps, loin des exploitations à grande échelle, loin de l’agriculture bio et raisonnée. C’est la débrouille.
Et puis, un jour, arrive une jeune fille avec son sac à dos. Frederica. Fred fait du woofing. Contre le gîte et le couvert, elle offre ses bras.
Le Palais des Orties est un roman d’amour et de métamorphoses, le récit d’une passion brûlante.

Critiques 

Peu de critiques de la Presse en libre accès, Bibliobs (service minimum)

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