Les premières pages sont lourdes, je m'embourbe dans la langue dont je sais pourquoi elles choisie. Lecture laborieuse. Puis le ciel s'éclaircit, peut-être ai-je appris cette langue que je pensais connaitre. Alors pointe le sujet qui me met mal à l'aise, mais c'est autre chose. Le regard en surplomb des padri, la violence théologique, l'éradication de la culture à grand coup de mépris. Désir de soumission, mais la culture courbe l'échine pour mieux survivre. Et puis, et puis... il reste les conteuses. Les dernières pages ont nourri ma révolte, comment a-t-on pu, et aujourd'hui encore.
Quatrième de couverture
De Kibogo, le fils du roi, ou du Yézu des missionnaires, lequel des deux
est monté au ciel? Qui a fait revenir la pluie, sauvant ainsi son
peuple de la sécheresse et de la famine? Est-ce Maria de la chapelle ou
la prêtresse de Kibogo qui a dansé sur la crête de la montagne au-dessus
du gouffre?
Au Rwanda, colonisation et évangélisation avaient
partie liée. En 1931, la destitution du roi Musinga qui refusait le
baptême entraîna la conversion massive de la population. Souvent, ces
baptêmes à la chaîne, pour beaucoup opportunistes, aboutirent à un
syncrétisme qui constituait une forme de résistance.
Est-ce qu’il
fallait croire aux contes que prêchent les pères blancs à longue barbe
ou à ceux que raconte votre mère, chaque soir, à la veillée, jusqu’à ce
que le foyer ne soit plus que braises rougeoyantes?
Dans ces histoires miraculeuses, la satire se mêle d’humour et de merveilleux : un immense plaisir de lecture.
Critiques
La Croix (aperçu sur le seuil)
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