C'est une réussite, un livre qui dit tout et ne raconte rien, je l'ai lu jusqu'au bout et au dernier mot je reviens sur le premier. Fugue. L'écriture est poétique, c'est à dire formelle et libre, tenue par une logique que sur laquelle veille les mots, c'est-à-dire les événements que la mémoire détache puis articule avec la liberté du rêve. Ainsi, comme les nuages, la pensée prend forme puis se dissout, s'approfondit puis s'étale. Curieusement, je pourrais prendre des notes, comme cette réflexion page 155 que je pourrais soumettre à Alain Quercia ou tourner cent fois dans ma tête comme un noyau d'olive : nos contemporains sont rares, nous vivons à contretemps. Aller... je relirai à un autre moment que celui de l'endormissement, et je prendrai des notes pour ne pas oublier au risque de recopier le livre.
Quatrième de couverture
Monotobio plutôt que Mon autobio, avec quatre O comme
quatre roues bien rondes, car il s’agit de ne pas traîner. Nul temps
mort dans nos vies, le train des conséquences ne ralentit jamais, tout
s’enchaîne selon la logique impérieuse du destin. Nous rencontrons ici
un écrivain éperdu, aux prises avec son autobiographie. Peut-il se
permettre de passer sous silence les plus menus incidents de son
existence ? Chaque instant compte. La seconde où il a marché sur sa
balle de ping-pong, celle où il a caressé un zèbre … S’il tait ces
épisodes, la trame de son récit ne risque-t-elle pas de se défaire ? Et
si tout était écrit avant d’être vécu, que lui reste-t-il maintenant à
inventer ?
Critiques
Libération (la corde sensible) ; Zone critique (autopsie) ;
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