26 janvier 2020

Elle, par bonheur, et toujours nue

J'attendais probablement autre chose de ce petit livre dont la lecture m'a été conseillée par Jean-Patrice R. Disons que je recherchais un texte où je trouverais des informations, alors que le poète de cette prose partage ses impressions et émotions. Je ne lui en veux pas, au contraire au bout de l'ennui j'ai trouvé ce que cherchais page 81 :
"Pierre aura toujours les plus grandes peines à dessiner un pied nu. Heureusement, il y a la rue et toutes les femmes qui marchent dans Paris sont chaussées. Vivent les trottins : cousettes, blanchisseuses, marchandes de quatre-saisons, vivent les bourgeoises à chapeau et voilette et vivent les catins qui toussent. On se mettra tout nu demain, quand on sera beau, dans l’amour sera. Voici Marthe, et c’est demain."
Soyons juste, je ne me suis pas tant ennuyé que cela. "Les catins qui toussent", il y a des trouvailles dans ce livre ! et un peu de Marthe, pour le reste c'est Bonnard. En fin, j'ai une réponse à la question que je me posais qui est bien plus simple que celle que Lary tire d'une laborieuse dissertation [ici].

Quatrième de couverture
«Entre la beauté que vous, Pierre Bonnard, m'avez jetée dans les bras, sans le savoir, et celle que vous avez aimée au long de quarante-neuf années, il y a un monde, ou ce n'est pas de la peinture.
Il y a un monde et c'est l'aventure du regard, avec ses ombres, ses lumières, ses accidents et ses bonheurs. Un monde en apparence ouvert et pourtant fermé comme une vie d'homme. Les clés pour y pénétrer ne sont pas dans les livres, pas dans la nature, mais très loin derrière nos yeux, dans ce jardin où l'enfance s'est un jour assise, le cœur battant, pour attendre la mer.
C'est là qu'il faut aller.
C'est là que Marthe m'a rejoint dans le musée à colonnade et m'a sauvé de la solitude et de l'ennui où je mourais.» 
Critiques
Le Temps (peut-être...) ; L'Express (ça me convient)

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