6 août 2022

L'atelier noir

 Une nouvelle édition d'un ouvrage publié en 2012, il est dans ma bibliothèque, je l'avais oublié. Pourtant, j'avais noté plusieurs passages. Ma lecture est cette fois plus distante. Je réalise tout le travail d'arrière-cuisine, je ou elle, la lutte entre le fond et la forme. L'émotion palpable dans le texte des livres d'Annie Ernaux est le produit d'une construction très technique. Il y a donc autre chose que les confidences de l'atelier ne partagent pas. Cette nouvelle édition est augmentée du temps qui a passé.

Quatrième de couverture

"Tous les livres que j’ai écrits ont été précédés d’une phase, souvent très longue, de réflexions et d’interrogations, d’incertitudes et de directions abandonnées.
À partir de 1982, j’ai pris l’habitude de noter ce travail d’exploration sur des feuilles, avec des dates, et j’ai continué de le faire jusqu’à présent. C’est un journal de peine, de perpétuelle irrésolution entre des projets, entre des désirs. Une sorte d’atelier sans lumière et sans issue, dans lequel je tourne en rond à la recherche des outils, et des seuls, qui conviennent au livre que j’entrevois, au loin, dans la clarté."
A. E.

Parallèlement à ses romans, Annie Ernaux tient un journal d’avant-écriture ; une sorte de livre de fouilles, rédigé année après année, qui offre une incursion rare de « l’autre côté » de l’œuvre.
Plongé au cœur même de l’acte d’écrire, le lecteur devient témoin du long dialogue de l’autrice avec elle-même : la pensée taillée au couteau, des idées en vrac, des infinitifs en mouvement ; des associations de mots, de morceaux de temps, et de confidences.

Critiques

Google ne se souvient de rien...

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