Un cadeau, le Goncourt 2019 ça s'imposait. J'ai lu avec un peu de retard. Déçu, je n'ai pas compris la raison qui justifie cette distinction parmi les romans de la rentrée. L'histoire manque singulièrement de finesse, non son thème qui a du potentiel mais son récit. Une langue peu travaillée, des enchainements poussifs. Je garde quand même une sympathie pour Horton, un peu Quasimodo. La fin introduit une tension qui peut captiver le lecteur, mais c'est quand même un peu juste et, d'une certaine façon, assez facile. La scène du meurtre, un règlement de compte, dans la piscine est ratée. Et en plus... en plus le livre comme objet est bâclé, l'encrage mal calibré, trop souvent les contrepoinçons comblés.
Quatrième de couverture
Cela fait deux ans que Paul Hansen purge sa peine dans la prison provinciale de Montréal. Il y partage une cellule avec Horton, un Hells Angel incarcéré pour meurtre.
Retour en arrière: Hansen est superintendant a L’Excelsior, une résidence où il déploie ses talents de concierge, de gardien, de factotum, et – plus encore – de réparateur des âmes et consolateur des affligés. Lorsqu’il n’est pas occupé à venir en aide aux habitants de L’Excelsior ou à entretenir les bâtiments, il rejoint Winona, sa compagne. Aux commandes de son aéroplane, elle l’emmène en plein ciel, au-dessus des nuages. Mais bientôt tout change. Un nouveau gérant arrive à L’Excelsior, des conflits éclatent. Et l’inévitable se produit.
Une église ensablée dans les dunes d’une plage, une mine d’amiante à ciel ouvert, les méandres d’un fleuve couleur argent, les ondes sonores d’un orgue composent les paysages variés où se déroule ce roman.
Histoire d’une vie, Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon est l’un des plus beaux livres de Jean-Paul Dubois. On y découvre un écrivain qu’animent le sens aigu de la fraternité et un sentiment de révolte à l’égard de toutes les formes d’injustice.
Critiques
Le Figaro (ils ont aimé) ; Le Monde (eux aussi) ; Le Devoir (et eux beaucoup moins)



