Un texte que j'ai lu jusqu'au bout, mais ce n'est pas difficile. L'intrigue émerge doucement dans un univers qui, s'il ne m'est pas familier, ne m'est pas non plus étranger. Cette proximité m'a fait espérer. Le tutoiement de la technique donne une couleur réaliste un peu décalée: la prise du risque de Jean Detrez est effarante, mais pourquoi pas... c'est un roman. Mais le fil se perd. La raison est prise à contre-pied jusqu'à l'invraisemblance, l'intrigue peine ; l'auteur l'abandonne d'ailleurs pour un autre texte, celui qui brosse une image impressionniste de la relation du personnage avec son père -- mais peut-être s'agit-il pour cette fin d'un récit autobiographique. L'auteur a perdu le fil.
Quatrième de couverture
Quatrième de couverture
Lorsqu’on travaille à la Commission européenne dans une unité de prospective qui s’intéresse aux technologies du futur et aux questions de cybersécurité, que ressent-on quand on est approché par des lobbyistes ? Que se passe-t-il quand, dans une clé USB qui ne nous est pas destinée, on découvre des documents qui nous font soupçonner l’existence d’une porte dérobée dans une machine produite par une société chinoise basée à Dalian ? N’est-on pas tenté de quitter son bureau à Bruxelles et d’aller voir soi-même, en Chine, sur le terrain ?Critiques
La croix (ce dont il est question) ; Le Monde (l'auteur s'explique--un peu) ; Slate (d'accord, le roman se termine ne queue de poisson)
