Écrit au présent parce que c'est d'aujourd'hui dont il s'agit.Un roman aux allures de récit d'actualité dont on fait toute une histoire. Étonnant ce récit où finalement il ne se passe rien n'était le nom du parti qui parvient au pouvoir et les bouleversements qui suivent notés comme des anecdotes rapidement balayées par des rêves de grandeur qui portent le nom d'Eurabia. Le texte et l'histoire avancent sans relief mais sans ennui, et ils se terminent sans véritable surprise ; on n'a même pas peur ! alors qu'au fond il s'agit de donner une réalité à la grande peur du moment.
Quatrième de couverture
Quatrième de couverture
Dans une France assez proche de la nôtre, un homme s’engage dans la carrière universitaire. Peu motivé par l’enseignement, il s’attend à une vie ennuyeuse mais calme, protégée des grands drames historiques. Cependant les forces en jeu dans le pays ont fissuré le système politique jusqu’à provoquer son effondrement. Cette implosion sans soubresauts, sans vraie révolution, se développe comme un mauvais rêve. Le talent de l’auteur, sa force visionnaire nous entraînent sur un terrain ambigu et glissant ; son regard sur notre civilisation vieillissante fait coexister dans ce roman les intuitions poétiques, les effets comiques, une mélancolie fataliste. Ce livre est une saisissante fable politique et morale.Critiques
Télérama (désanchanté) ; Libération (polémique)