Santiago, un jeune berger andalou, part à la recherche d’un trésor
enfoui au pied des Pyramides. Lorsqu’il rencontre l’Alchimiste dans le
désert, celui-ci lui apprend à écouter son cœur, à lire les signes du
destin et, par-dessus tout, à aller au bout de ses rêves. Merveilleux
conte philosophique destiné à l’enfant qui sommeille en chaque être, ce
livre a déjà marqué une génération de lecteurs..
Lu vite, avec le souffle retenu. J'oublie la biographie, elle impose le respect, pour retenir la vitalité, une leçon quelque fut son passé. Leçon plus forte encore en raison du passé, bien sûr.
Quatrième de couverture
Déportée à Auschwitz-Birkenau à quinze ans dans le même
convoi que son amie Simone Veil, Marceline Loridan-Ivens raconte sa vie
dans un livre éblouissant, qui donne la force de surmonter les épreuves
de la vie.
Simone Veil et Marceline Loridan-Ivens étaient des « filles de
Birkenau ». Les deux femmes étaient le yin et le yang, unies par la
volonté de reconstruire et de vivre. Elles n’ont jamais cessé d’affirmer
leur indépendance, leur engagement et leur liberté.
Marceline Loridan-Ivens s’est fait connaître sur le tard, grâce à
deux livres co-écrits avec Judith Perrignon : le premier sur sa
déportation et le second sur l’amour après les camps.
Ce livre est le récit écrit à partir d’entretiens réalisés en 2017 et
2018 par David Teboul (le documentariste et vidéaste qui a été le
confident de Simone Veil et l’auteur de L’Aube à Birkenau, 130 000 ex.
vendus) et l’avocate Isabelle Wekstein-Steg.
Marceline Loridan-Ivens raconte sa vie, son histoire familiale, le
rêve de son père qui, sentant le danger, a cru protéger sa famille en
achetant un château en Provence pendant l’Occupation. Son arrestation,
la déportation à Auschwitz, les engagements d’après-guerre (la lutte
pour l’indépendance de l’Algérie et la Chine de Mao), le cinéma, et
l’amour.
Un livre d’une vitalité inouïe, qui donne espoir. Un hymne à la vie, à l’engagement, à la joie et à l’amour.
Ceci est son dernier récit.
Critiques
Charlie Hebdo (respect) ; Le Monde (ils n'en parlent pas ?)
Touché et mal à l'aise, ému parfois, gêné souvent, pas par la fausse évidence d'un faux pas mais par la complaisance pour soi-même. Il y a quelque chose qui poisse, une indécence. Mais tant de vérité... au fond, ému souvent par l'aveu, gêné parfois par la confession. "La vie a plus d'imagination que nous" (140), il a une psy canalisante. Je me demande d'où vient mon agacement. De mon expérience si récente et des égarements de mon imagination à la recherche d'une issue, sûrement. Alors, ému ? Bénie soit la vérité. (91)
Quatrième de couverture
« Valérie morte à peine, je dévorais Kathleen et la nuit respirais
son sommeil. Valérie morte, je pleurais en cachette et sans pudeur, dans
la rue, dans des spasmes et des sanglots. Valérie morte, j’ai regardé
Kathleen comme personne avant elle et j’ai cru que sans elle je
partirais aussi. Valérie vivante, je la regardais comme jamais personne.
J’ai reçu Valérie en ne doutant de rien. J’ai saisi Kathleen après
avoir perdu, j’étais nu désormais. »
Un homme perd sa
femme et en aime très vite une autre, plus jeune que lui de vingt ans.
Il brusque son passé, ses grands enfants, sa nouvelle compagne, leurs
petits garçons et tous autour de lui. Il se rend fou d’aimer une morte
et une vivante, il ne se pardonne pas de vivre et d’avoir tant trahi,
mais ne sait pas s’en empêcher. Il se détruit socialement et au travail.
Provocateur, sarcastique, éperdu et trahi à son tour. Il espère le
châtiment qui le terrifie. Il finit par admettre. Après dix ans, il
écrit. Claude Askolovitch, dans ces pages où tout est vrai, tendre,
épuisant, inoubliable, parle de la mémoire des draps, d’un nom que l’on
murmure et des baisers qu’on envoie à un fantôme, des photos du passé et
des premiers pas dans une vieille maison. Il songe à son père dont la
présence formidable lui manque, et à sa mère qui raconte aux lycéens son
enfance déportée. Il évoque un homme fourbu qui se love pour dormir
contre le corps ferme d’une femme qui lui échappe. Il parle des enfants
qui chantent qu’ils ont le plus vieux des papas.
Le réel, c'est toujours autre chose. Clément Rosset aussi. Ces écrits posthumes me prennent à contre-esprit. Des récits plaisants pour leur humour et, si on veut en faire l'effort, pour la réflexion qu'ils peuvent susciter. Mais de Rosset point, à moins de trouver la clé... ou bien, le plaisir intime de l'écriture. Plaisir de la littérature. Le conte au lieu du texte philosophique, un plaisir intime qu'il importait de ne pas révéler avant. Avant la disparition.
Quatrième de couverture
Clément Rosset a voulu publier à titre posthume ce recueil de récits
« intimes » où sa personnalité ne transparaît pourtant pas, mais plutôt
quelques-unes de ses manies ou celles de ses proches, et surtout son
humour.
Un roman, plus accessible que les précédents. Des personnages et une histoire à hauteur de sentiments qu'ils soient d'horreur ou de tristesse ou de solitude. Il importe peu qu'il y ait des clés -- des critiques s'en occupent -- ou un sujet -- d'autre le cherche et le manque. C'est une histoire dont chacun tirera quelque chose, même les bordelais. C'est une histoire impossible et proche, on peut en parler. Parlons-en...
Quatrième de couverture
Me Susane, quarante-deux ans, avocate récemment installée à Bordeaux,
reçoit la visite de Gilles Principaux. Elle croit reconnaître en cet
homme celui qu’elle a rencontré quand elle avait dix ans, et lui
quatorze — mais elle a tout oublié de ce qui s’est réellement passé ce
jour-là dans la chambre du jeune garçon. Seule demeure l’évidence
éblouissante d’une passion. Or Gilles Principaux vient voir Me Susane
pour qu’elle prenne la défense de sa femme Marlyne, qui a commis un
crime atroce… Qui est, en vérité, Gilles Principaux ?
« Le tome VIII, Vie secrète, se consacrait à la question "Qu'est-ce que l'amour ?" Le tome IX, Mourir de penser, était consacré à la question "Qu'est-ce que penser ?" Le tome X, L'Enfant d'Ingolstadt, posait la question "Qu'est-ce que la peinture ?" Le tome XI de Dernier royaume, L'homme aux trois lettres, c'est mon "Qu'est-ce que la littérature ?"
C’est ainsi que Pascal Quignard présente ce nouveau tome de Dernier Royaume. Il se pose la question de l’art auquel il a consacré toute sa vie. Dans
la forme « océanique » qui caractérise ces volumes, il explique le
bonheur qu’il a retiré de cette passion qui ne s’est jamais démentie. «
Jaime les livres. J’aime leur monde. J’aime être dans la nuée que
chacun d’eux forme, qui s’élève, qui s’étire. J’éprouve de l’excitation à
en retrouver le poids léger et le volume à l’intérieur de la paume.
J’aime vieillir dans le silence, dans la longue phrase qui passe sous
les yeux ». Cette déclaration ouvre le nouveau merveilleux opus de Pascal Quignard, sans doute le plus autobiographique.
"Nos ciels gris ressemblaient à de la neige sale. C’était comme si le jour, découragé à l’avance de se lever, y avait renoncé. Et le soleil avec lui. Dehors, l’air sentait la bougie soufflée." (p.106)
Le ciel de l'auteur était gris, pour se repérer pourquoi pas suivre l'odeur d'une bougie soufflée. Au bout de la quête, une lumière ou un doigt brulé. Je n'ai eu d'yeux que pour Marina, pas vu Paul Gachet. Transparent, il fallait juste passer quelques pages pour s'en tenir à l'essentiel : A. Ci-contre, le portrait de P. G. par van Gogh. Le regard perdu.
Quatrième de couverture
À l’approche de Noël 2018, le docteur Paul Gachet emmène sa femme et sa
fille à la découverte de Florence. Alors qu’il brûle de leur faire
découvrir les Botticelli, les charmes de la vieille ville et du fleuve
Arno, leur séjour est perturbé par l’apparition d’une performeuse serbe,
Marina Abramovic, à travers les rues de la cité jusqu’aux salles du
Palazzo Strozzi. Qui est cette femme soudain omniprésente qui bouleverse
tous les repères de Paul Gachet et des siens, malmenant son propre
corps pour parler à une humanité sourde et défaillante ? Chirurgien-orthopédiste,
Paul Gachet répugne aux mutilations de l’artiste. Mais il est malgré
lui envoûté par son univers qui, s’éloignant peu à peu d’une violence
gratuite en apparence, exprime une recherche d’harmonie avec l’autre, en
particulier avec son compagnon Ulay qu’elle enlace à l’étouffer avant
de nouer sa chevelure à la sienne ou d’exposer son cœur à la flèche de
son arc. Deux ans après cette apparition florentine, Paul Gachet tombe par hasard sur une photo ancienne de Marina A et d’Ulay intitulée L’impossible rapprochement.
Prise en 1983 à Bangkok, elle montre deux êtres qui voudraient se
toucher mais en sont mystérieusement empêchés et doivent rester à
distance l’un de l’autre. Alors qu’éclate la pandémie planétaire, Paul
Gachet comprend que les manifestations de cet art étaient une forme
d’alerte dont il saisit enfin toute l’importance. Une incitation à
protéger l’autre, à refonder nos sociétés sur ces deux petits mots :
« après vous ».
Critiques
France inter (très juste, il y a deux sujets, l'autre échappe)