25 janvier 2018

La diagonale du vide

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Quatrième de couverture
 Persuadé d’être «passé à côté de sa propre histoire» Marc Travenne décide de quitter sa vie agitée de designer et homme d'affaires pour s'en aller au hasard des routes. Il se retire dans un gîte perdu sur un plateau de l’Ardèche battu par les vents. Bientôt, une étrange randonneuse vient troubler sa solitude. Elle marche depuis des jours le long de ce que les géographes appellent la «Diagonale du vide», cette étroite bande de territoire partageant la France des Landes aux Ardennes, à la densité de population faible et aux zones sauvages nombreuses.
Travenne va se lancer à la poursuite de cette femme qui aura le temps de lui livrer une part de ses secrets avant d'être enlevée sous ses yeux. De rencontres en révélations, il va voir sa vie s'emballer en découvrant que la diagonale des solitudes passe aussi par New York, Paris, et l'Afghanistan.
Critiques

2084 - la fin du monde

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Quatrième de couverture
L’Abistan, immense empire, tire son nom du prophète Abi, «délégué» de Yölah sur terre. Son système est fondé sur l’amnésie et la soumission au dieu unique. Toute pensée personnelle est bannie, un système de surveillance omniprésent permet de connaître les idées et les actes déviants. Officiellement, le peuple unanime vit dans le bonheur de la foi sans questions.
Le personnage central, Ati, met en doute les certitudes imposées. Il se lance dans une enquête sur l’existence d’un peuple de renégats, qui vit dans des ghettos, sans le recours de la religion…
Boualem Sansal s’est imposé comme une des voix majeures de la littérature contemporaine. Au fil d’un récit débridé, plein d’innocence goguenarde, d’inventions cocasses ou inquiétantes, il s’inscrit dans la filiation d’Orwell pour brocarder les dérives et l’hypocrisie du radicalisme religieux qui menace les démocraties.
Critiques

20 janvier 2018

Un chagrin d'amour avec le monde entier

Eric Pessan

Ce que j'en pense
"Mon monde gagnerait en densité à mesure que je le saisirais. Un monde pour se consoler du monde, un paysage de questions, de choses étranges qui nient farouchement l'apparente normalité du réel. Des beautés, des mystères. Des énigmes qui ne sont pas faites pour être résolues. Des questions et d'autres choses que je ne sais pas expliquer" (p.30)
"On joue à un jeu : observer. Il écrit ce qu'il voit et je photographie ce que je vois." (p.34)
Quatrième de couverture
J’ai aimé des hommes pour une fossette au menton. J’ai aimé des hommes pour une ride au coin de l’œil. J’ai aimé des hommes pour leurs mains fatiguées à la peau accablée de cal. J’ai aimé des hommes pour les livres qu’ils ont lus et les films qu’ils ont vus. J’ai aimé des hommes pour l’éclat d’un rire. J’ai aimé des hommes parce qu’ils aimaient se tenir face au vent l’hiver sur une plage désertée. J’ai aimé des hommes pour éviter un soir de basculer dans la tristesse.

Face caméra, une femme adresse un témoignage à tous ceux qu’elle a aimés (au seul qu’elle ait jamais aimé). Elle se livre sans limites, laissant cette confession, intense, brutale et bouleversante, comme ultime trace de son passage dans la vie.
Dans ce texte, intense et intimiste, Éric Pessan tisse les fils d’une vie brulée à la poursuite d’un amour idéal, usée à courser un bonheur qui s’échappe à mesure qu’on croit le tenir.
Sylvie Sauvageon scrute inlassablement les temps multiples d’un même visage. À force d’ajouts, d’effacement, de repentirs, jouant des blancs comme d’une lumière trop forte , elle poursuit la quête d’une simple présence.
Critiques


7 janvier 2018

Passer, quoi qu'il en coûte

Georges Didi-Huberman

Ce que j'en pense

Voir l'exposition "Habiter le campement" et  "The coldest summer" d'Electra Alexandropoulou
Dans la masse des réfugiés, "plus personne n'est quelqu'un" (p.38). Perte dramatique de l'identité qui précède celle tragique de la dignité.
"[...] n'est-il pas abusif et même choquant de comparer ce "camp-ci" (d'accueil pour les réfugiés) avec ces "camps-là" (de la mort) ?" (p.49) "Les camps d'aujourd'hui ne sont pas les camps d'hier, sans doute, mais ce sont encore des camps, à savoir des lieux où il en faut bien peu pour que s'organise l'injustice : leur structure même est le fruit d'une histoire déjà longue. Une histoire qui avait autrefois, sans que les États s'en inquiètent trop, commencé avec de simples procédures de rétention." (p.50)
"Les images sont fatales, certes, en ce sens qu'elles portent une mémoire tenace. Du moindre souffle elles font un fossile en mouvement." (p.60) "Mais, dans le même temps, les images sont contre-fatales. De leur grande mémoire surgissent de tout nouveaux désirs -- en tant même que désirs, ne sont-ils pas toujours "tout nouveaux", irrésolus, insatisfaits, tendus vers l'avenir ? --, comme une végétation qui pousserait anarchiquement sur de la lave durcie. D'où tiennent-elles donc cette nouvelle force, ou cette force de nouveauté ?" (p.61)
"À chaque fois qu'il est question de l'étranger, il est question de l'hospitalité. Alors se dresse, comme Derida y insiste, l'antinomie [...] Il y a la une étrange hiérarchie. La loi est au-dessus des lois. Elle est donc illégale, transgressive, hors-la-loi." (p.76)
Kant : "[...] l'antinomie du prix et de la dignité : 'Tout a un prix ou bien une dignité. Ce qui a un prix peut être aussi bien remplacé par quelque chose d'autre, à titre d'équivalent ; au contraire, ce qui est supérieur à tout prix, ce qui par suite n'admet pas d'équivalent, c'est qui a une dignité.' [...] 'Simplement, considéré comme une personne, c'est-à-dire comme un sujet d'une raison moralement pratique, l'homme est au-dessus de tout prix ; car en tant que tel (homo noumenon), il doit être estimé, on pas simplement comme moyen en vue des fins d'autrui, ni même en vue des siennes propres, mais comme fin en soit, c'est à dire qu'il possède une dignité (une valeur intrinsèque absolue), par laquelle il force à son égard le respect de touts les autres êtres raisonnables de ce monde, peut avec tout autre membre de cette espèce se mesurer et s'estimer sur un pied d'égalité.' " (p.79).

Quatrième de couverture
« Apatrides, sans-foyer.
Ils sont là.
Et ils nous accueillent
Généreusement
dans leur regard fugitif,
nous, les oublieux,
les aveugles.
Ils passent et ils nous pensent. »

(Niki Giannari)

« Passer. Passer quoi qu’il en coûte. Plutôt crever que ne pas passer. Passer pour ne pas mourir dans ce territoire maudit et dans sa guerre civile. Avoir fui, avoir tout perdu. Passer pour tenter de vivre ici où la guerre est moins cruelle. Passer pour vivre comme sujets du droit, comme simples citoyens. Peu importe le pays, pourvu que ce soit un État de droit. Passer, donc, pour cesser d’être hors de la loi commune. Dans tous les cas : passer pour vivre. Mais là où vous avez fui les murs clos des caves bombardées, vous avez trouvé une frontière close et des barbelés au camp d’Idomeni. »

(Georges Didi-Huberman)

Passer, quoi qu’il en coûte se compose d’une part d’un poème, en version bilingue, de Niki Giannari intitulé Des spectres hantent l’Europe (pages 11 à 21) et d’un texte de Georges Didi-Huberman intitulé Eux qui traversent les murs (pages 25 à 88). Les 11 illustrations de ce livre sont tirées  d’un documentaire, Des spectres hantent l’Europe, tourné dans un camp à Idomeni en Grèce dont Niki Giannari est coauteur avec Maria Kourkouta.
Critiques
Pas de critique sur les trois premières pages en retour de la recherche lancée sur Google, une page sur France-Culture qui se résume à une citation. Tout aurait-il dit au point de ne plus pouvoir en parler ?

25 décembre 2017

Si c'est un homme

Primo Levi

Les camps de concentration, une horreur, un crime inimaginable comme une frayeur renvoyée aux confins d'une fiction tragique. Au contraire des textes qui documentent et instruisent à charge, le texte de Primo Levi est écrit à un rythme et dans une langue qui écarte toute émotion facile ; le lecteur vit au présent le récit d'un enfer ordinaire et entre peu à peu dans sa réalité. Ce texte est écrit de l'intérieur, contre l'oubli ; non par injonction mais par évidence.
La violence est moins dans l'action du bourreau dont on ne perçoit que l'ombre ou la figure fugitive, que dans la matière même du quotidien dont la perversité sans cesse renouvelée harcèle, menace, terrasse. Agir est un défi. Penser est un défi plus grand encore. La douleur est présente, diffuse et aiguë, longue au cœur du lecteur - Gravé dans vos cœur. Le poème qui ouvre le livre dit ce qui tient au ventre de Primo Levi, l’insupportable souvenir et l'effrayante idée qu'au fond tout cela peut recommencer ; maudit celui qui ne se lèvera pas lorsque le livre lui tombe des mains pour aller témoigner et veiller à ce que l'immonde ne revienne jamais.

Se questo è un uomo
Vous qui vivez en toute quiétude
Bien au chaud dans vos maisons,
Vous qui trouvez le soir en rentrant
La table mise et des visages amis,
Considérez si c'est un homme Que celui qui peine dans la boue,
Qui ne connaît pas de repos,
Qui se bat pour un quignon de pain,
Qui meurt pour un oui pour un non.
Considérez si c'est une femme Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux
Et jusqu'à la force de se souvenir,
Les yeux vides et le sein froid
Comme une grenouille en hiver.
N'oubliez pas que cela fut,
Non, ne l'oubliez pas :
Gravez ces mots dans votre cœur.
Pensez-y chez vous, dans la rue,
En vous couchant, en vous levant ;
Répétez-les à vos enfants.
Ou que votre maison s'écroule,
Que la maladie vous accable,
Que vos enfants se détournent de vous
"Pourquoi la douleur de chaque jour se traduit-elle dans nos rêves de manière aussi constante par la scène toujours répétées du récit fait et jamais écouté ?" (p.89)
"Alors les plaies de mes pieds se rouvrent, et une nouvelle journée commence" (p.93)
Quatrième de couverture
« Si la géographie des bourreaux a permis l'extermination de millions d'êtres humains, il ne reste d'elle que ruines et musées. À l'opposé, la géographie du texte de Si c'est un homme ne cesse de vivre et de vivre encore, à mesure que des mains de lecteurs se saisissent du livre, et le lisent, s'en saisiront dans le futur et le liront, géographie donc ô combien vivante, innervée, nourrie, palpitante, humaine.
Humaine parce que jamais le texte ne parle d'autre chose, même en creux, que d'humanité. C'est l'humanité qui s'enfuit. C'est l'humanité que l'on malmène. C'est l'humanité que l'on broie comme un grain dans un mortier. C'est l'humanité que l'on nie. C'est l'humanité que l'on tente d'effacer, mais c'est l'humanité qui demeure. Elle demeure dans la voix de Primo Levi qui ne cède que rarement à la colère et qui fait le choix d'une description posée des faits, des actes, des lieux, des états et des sentiments.
Exempt de hargne, vide de rage et d'esprit de vengeance, le récit accueille les ombres, les silhouettes, les visages, les souffrances de ceux dont "la vie est courte mais le nombre infini". »
Philippe Claudel
 
Critiques
Le Monde (+bio), Mediapart (note à partir de)

15 décembre 2017

Tiens ferme ta couronne

Yannick Haenel

Un livre pour cinéphile, pour les autres les références, les allusions et autres clins d’œil passeront inaperçus. Un roman fantasque et très alcoolisé, genre fin de règne du petit people parisien. En témoigne la présence d'un sosie de Macron et la participation d'Isabelle Hupert qui n'apportent rien sinon un rien de complicité rive gauche. Je lis donc avec distance, mais je lis... Haenel que j'avais découvert avec Le Cercle -- même atmosphère faite de réalisme poétique -- glisse dans un parisianisme qui n'apporte (ne m'apporte) rien. Je ne retrouve pas non plus l'épaisseur de Jan Karski, ni l'engagement sombre et affûtée des Renards Pâles.
Les dernières pages compensent mes regrets. Une mise en scène dramatique et extravagante, surréaliste, des obsèques de Léna. Le chagrin et la révolte, la question du rapport à Dieu, la frustration d'un sentiment de déréliction dénié mais si présent. Bien autre chose que la nuit torride dans le Musée de la Chasse. En signe précurseur de ces moment de tension, la contemplation du Deux autres tableaux précèdent et, finalement, résume le souffle qui traverse le roman : Le cavalier polonais de Rembrandt (p.19), l'ange au sourire de la cathédrale de Reims (p.165), Le jardin des délices de Jérôme Bosch (p.270), Retable d'Issenheim (p.296 sqq), Le rameau d'or de Turner (p.321).
"[...] un dieu mort est plus lourd à porter qu'un dieu vivant ; son inexistence occupe nos vies entières, elle ne cesse de noyer nos âmes dans l'oubli d'un deuil impossible à nommer ; et ses yeux , ses os, son invisible carcasse ne gisent au fond des eaux qu'afin de susciter la perle qui nous est destinée : les dieux sont la parole de tous les morts qu'ils font vivre et dont ils se nourrissent." (p.124)
"[...] l'écriture appartient au secret selon l'esprit et non la lettre, et elle s'accomplit de silence à silence." (p.162)
"Vous savez, me dit-elle, qu'au moment de chasser, le chasseur donne un nom à sa proie, le nom d'une personne aimée, qui rendra propice la chasse et fera d'elle un sacrifice réussi. Eh bien, je crois que c'est la chose avec l'art." (p.194)
Aux origine de déséquilibres de l'âme, "le découragement, la tristesse, les peurs, les doutes, l'indécision, le manque de confiance et le désintérêt de la vie." (p.217)
"Est-ce que ma vie se dégageait ? Est-ce qu'un fois de plus je me racontais l'histoire de la vie nouvelle ? Je ne crois pas : cette fois-ci, je ne quittais rien ni personne ; j'avais juste envie de lumière -- j'étais prêt à vivre." (p.319)
Quatrième de couverture
Un homme a écrit un énorme scénario sur la vie de Herman Melville : The Great Melville, dont aucun producteur ne veut. Un jour, on lui procure le numéro de téléphone du grand cinéaste américain Michael Cimino, le réalisateur mythique de Voyage au bout de l'enfer et de La Porte du paradis. Une rencontre a lieu à New York : Cimino lit le manuscrit.
S’ensuivent une série d’aventures rocambolesques entre le musée de la Chasse à Paris, l’île d’Ellis Island au large de New York, et un lac en Italie.
On y croise Isabelle Huppert, la déesse Diane, un dalmatien nommé Sabbat, un voisin démoniaque et deux moustachus louches ; il y a aussi une jolie thésarde, une concierge retorse et un très agressif maître d’hôtel sosie d’Emmanuel Macron.

Quelle vérité scintille entre cinéma et littérature?
La comédie de notre vie cache une histoire sacrée : ce roman part à sa recherche.
Critiques
Télérama, Libération*
Comment la critique sait-elle que le narrateur est Jean Deichel ? Est-ce le nom par défaut du narrateur de Yannick Haenel ?
Interview de Fabien Ribery  :
"La littérature a une vocation messianique : elle réside dans le déploiement  de la parole qui parle. Là gît la vérité, qui attend son dévoilement, lequel peut avoir lieu à chaque instant. Ce secret — disons l’indirect de la vérité —, la littérature le transporte à travers sa parole : elle ne cesse de révéler. Et cela, d’une manière encore plus criante, plus nécessaire à une époque apocalyptique comme la nôtre, où l’abîme s’ouvre de tous côtés — où nous vivons dans l’ouverture même de l’abîme (dans sa faille — dans l’entaille d’un monde qui s’est entièrement retourné en non-monde)." (Référence 1/8)
"Répéter l’instant où l’on ne tue pas, où l’on baisse le canon, c’est agrandir la respiration du sauf. C’est un acte absolument spirituel. C’est la figure de ce que j’écris." (Référence 8/8)
Chez Google Book : [ici]

2 décembre 2017

Made in China

Jean-Philippe Toussaint

L'histoire tourne autour du projet de réalisation d'un film, The honey dress ; un titre qui reprend une idée décrite dans Nue : le défilé d'un mannequin vêtu d'un essaim d'abeilles. Ce n'est pas un roman mais un récit, pas non plus un récit mais une souvenir possible ; reconstruction d'un vécu en l'augmentant de ce qui permet d'en partager le sens. Un roman donc.
"[...] j'ai bien conscience qu'il y a d'autres 'présent' dans ce livre, et que, selon que je décrive le tournage de Zahir comme je l'ai fait dans les pages précédentes, ou que j'évoquerai la préparation de The Honey Dress, comme je le ferai dans la seconde partie de ce livre, le présent considéré sera tantôt décembre 2012 (pour Zahir), tantôt  novembre 2014 (pour The Honey Dress). A cette première incertitude du présent, à la relativité qui lui est inhérente, s'ajoute que le temps de l'action décrite n'est évidement pas le temps de l'écriture du livre. Il n'y a pas un seul et unique instant de l'écriture, on n'écrit pas un livre d'une seule haleine de la première à la dernière page. Loin de là. J'ai écrit ce livre par sessions successives (mars 2014, juin 2014, septembre 2015, janvier-février 2016, septembre 2016, janvier 2017), et, à chaque fois, à chaque nouvelle session, je relis intégralement le manuscrit en cours, je le corrige et je l'amende, je le reprends, je le transforme, de sorte que, si je souhaite introduire l'idée que j'écris, et que je veux dater précisément cet 'aujourd'hui' dans ce livre, ce sera aussi bien 'aujourd'hui, 12 mars 2014, à Ostende', que 'aujourd'hui, 17 juin 2014, à Barcaggio' (qui, entre parenthèse, est la date d'aujourd'hui, mais cela ne saurait durer [...]" (pp.77-78)
"La fatalité d'un livre terminé est riche de toutes les potentialités écartées, qui l'habitent et le hantent de façon invisible." (p.79) "En somme, la fatalité que l’œuvre porte en elle est irréductible à la somme des hasards qui la composent." (p.80)
J'aime bien la première citation, quant aux deux dernières, rien d'exceptionnel, mais c'est écrit. Et cela va mieux en l'écrivant. En le refermant, j'ai trouvé ce texte agréable, assez bien foutu, mais il ne me laisse par grand chose. J'ai le sentiment que l'auteur s'aime bien, et cela s'entend un peu trop.

Quatrième de couverture
Depuis le début des années 2000, j’ai fait de nombreux voyages en Chine, je me suis rendu à Pékin, à Shanghai, à Guangzhou, à Changsha, à Nankin, à Kunming, à Lijiang. Rien n’aurait été possible sans Chen Tong, mon éditeur chinois. La première fois que j’ai rencontré Chen Tong, en 1999, à Bruxelles, je ne savais encore quasiment rien de lui et de ses activités multiples, à la fois éditeur, libraire, artiste, commissaire d’exposition et professeur aux Beaux-Arts. Ce livre est l’évocation de notre amitié et du tournage de mon film The Honey Dress au cœur de la Chine d’aujourd’hui. Mais, même si c’est le réel que je romance, il est indéniable que je romance.
Critiques