Reprendre les notes (pp. 20, 31, 41,61). Je n'ai rien oublié du gout de cette lecture, une légèreté amère, une lourde revendication matinée d'aristocratie poétique.
Quatrième de couverture
Quelque part dans les Alpes italiennes, un chamois domine sa harde
depuis des années. D’une taille et d’une puissance exceptionnelles,
l’animal pressent pourtant que sa dernière saison en tant que roi est
arrivée, sa suprématie est désormais menacée par les plus jeunes. En
face de lui, un braconnier revenu vivre en haute montagne, ses espoirs
en la Révolution déçus, sait lui aussi que le temps joue contre lui. À
soixante ans passés, sa dernière ambition de chasseur sera d’abattre le
seul animal qui lui ait toujours échappé malgré son extrême agilité
d’alpiniste, ce chamois à l’allure majestueuse. Et puis, face à ces deux
forces, il y a la délicatesse tragique d’une paire d’ailes, cette
«plume ajoutée au poids des ans».
Le poids du papillon, récit
insolite d’un duel entre l’homme et l’animal, nous offre une épure
poétique d’une très grande beauté. Erri De Luca condense ici sa vision
de l’homme et de la nature, nous parle de la montagne, de la solitude et
du désir pour affirmer plus que jamais son talent de conteur, hors du
temps et indifférent à toutes les modes littéraires.
Critiques
L'express (un petit conte, est-ce vraiment tout ?) ; Mediapart (Souvent un papillon blanc...)
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