à relire...
petits petits petits !
quel appeau ?
quel appât ?
plus de voronpatra
Quatrième de couverture
Nous sommes le 5 novembre 2019 et je
m’apprête à passer la nuit seul dans la Grande Galerie de l’Évolution du
Muséum d’Histoire naturelle de Paris.
Cette
perspective est-elle si effrayante ? Je n’ai pas l’intention de
laisser ma peau aux taxidermistes du muséum ! Ils ont assez à faire
avec l’éléphant de mer. Je suis sans doute le seul de la bande au
contraire qui ne risque rien dans les heures à venir. Sont réunies ici
les conditions de la plus parfaite sérénité. Ces toisons soyeuses, ces
pelages, ces peluches… n’est-ce pas ce qui depuis toujours rassure
l’enfant craintif dans le grand vide noir de la nuit ?
Cette
nuit dans la grande galerie, Éric Chevillard la passera plus
précisément dans la salle des espèces disparues et menacées. Et si
triste est le constat du regroupement de ces deux populations, le lieu, effrayant, exotique, fantasmagorique est plus que propice à l’écriture.
De
déambulations en contemplations, l’auteur en vient à s’imaginer sauveur
de ces mondes perdus. S’ensuivent des pages sublimes et virevoltantes
dans lesquelles il tente de faire revenir à la vie des animaux disparus,
notamment un œuf de vorompatra,, grand émeu volatilisé depuis trois siècles, uniquement par la force d’invocation d’un poème. Car « Pour
ressusciter les espèces éteintes, mieux que l’incertain clonage
cellulaire, ne serait-il pas judicieux de s’en remettre à la poésie ? »
Critiques
Le Monde (calembours inspirés) ;

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