14 mai 2014

Le septième jour

Une histoire attachante, étrange et sensible. Je l'ai lue au première degré, fiction poétique, fantastique. Une lecture que j'ai aimée sans me douter à aucun instant de son sens voulu, celui d'une évocation de la vie du peuple chinois dans la Chine contemporaine.

Quatrième de couverture
Inspiré du mythe biblique de la création du monde, ce roman se déploie sur sept jours pendant lesquels dérive la mémoire du narrateur avant de lui offrir le repos des réponses espérées.
Yang Fei vient de mourir dans une explosion. Seul, extrêmement pauvre du temps de son vivant, il arrive sur l’autre rive sans pouvoir prétendre à la moindre sépulture.
Ainsi est-il condamné à errer là où certains semblent attendre, quand d’autres savent depuis toujours que misère et solitude les consignent à jamais dans ce paisible entre-deux. Déambulant en toute quiétude, Yang Fei croise des êtres depuis longtemps perdus, parvient à donner un sens aux incomplétudes de son existence sans jamais renoncer à l’idée de retrouver son père, ce cher vieillard qui une nuit s’échappa de leur logis en espérant ainsi adoucir leur si triste avenir.

Un roman d’une beauté prégnante où les êtres cheminent vers la douceur en convoquant pour mieux s’en déprendre leur vie de souffrances et d’offenses, dans une Chine d’aujourd’hui au pouvoir arrogant et brutal.
Critiques
La cause littéraire (exactement cela) ; Libération (interview, où l'on apprend le sens du roman)

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