24 mars 2019

L'explosion de la tortue

Pensée et langage, bien plus qu'une histoire, une écriture. Un truc surréaliste qui laisse baba, la perfection technique, l'intelligence des mots et de leur vie propre qui joue avec le narrateur et l'envoie explorer des chemins improbables, tortueux parfois. Et pourtant ce ne peut être que très travaillé, très construit, c'est donc autre chose. Le texte c'est aussi la mise en page, le co-texte, Chevillard en joue encore.

Quatrième de couverture
Les tortues de Floride élevées en aquarium ne sont pas tout à fait des cailloux. Elles ont donc besoin d’eau et de nourriture pour vivre. C’est ce que découvre le narrateur de cette histoire, de retour chez lui après un mois d’absence. Il croyait la sienne plus endurante, mais la carapace décalcifiée de la petite Phoebe se fend sous son pouce. Par ailleurs, alors qu’il s’employait à réhabiliter en la signant de son nom l’œuvre de Louis-Constantin Novat, écrivain ignoré du XIXe siècle, cette généreuse initiative se trouve soudain menacée. Or la forêt des mystères n’abrite pas que des crimes : les deux mésaventures pourraient bien être liées.
Critiques
Télérama (le narrateur dans son délire) ; Le échos (un modèle de style et d'humour absurde)

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